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Et la Terre ne fut pas détruite…

Et la Terre

ne fut pas détruite…

 

 

Lorsque Jésus naquit, dans une obscure colonie de l’empire romain, une bande de terre étroite située au fin fond de la Méditerranée, dénommée Palestine, c’était l’empereur romain César Octave Auguste qui régnait. Et dans le monde des Césars, les années étaient décomptées d’après le calendrier romain. Ainsi, l’an 1 était celui de la fondation de Rome. Les années suivantes portaient le signe abrégé A.U.C., signifiant : « Ab Urbe Condita », c’est-à-dire : « depuis la fondation de Rome ».

 

Ce n’est qu’au sixième siècle, bien après que Constantin, par son Edit de Milan, en 313, ait concédé la liberté de culte aux chrétiens, que le calendrier chrétien fut établi. C’est ainsi qu’en 525, le moine Denys le petit chercha à établir l’année de l’ère chrétienne, par référence au calendrier romain « Ab Urbe Condita ». Et d’après ses calculs, il fixa l’année de la fondation de Rome comme étant intervenue 754 ans avant la naissance du Christ.

 

Le message qui corrigeait la date

 

La révélation fut faite en 1937 par l’esprit Humberto de Campos, par l’intermédiaire de la psychographie de Francisco Candido Xavier, reprise au chapitre 15 du livre « Cronicas de alem-tumulo », édité par la FEB, revenant sur l’erreur historique commise par ledit moine catholique et sa nécessaire correction, en relatant le dialogue suivant, survenu dans le plan spirituel entre Christ lui-même et son disciple Jean l’Evangéliste :

-          Jean, lui dit le Maître, te souviens-tu de ma venue sur la Terre ?

-          Je m’en souviens, Seigneur. Ce fut en l’an 749 de l’ère romaine, nonobstant l’arbitraire de Frère Denys qui, lors de ses calculs effectués au sixième siècle de l’ère chrétienne a fixé par erreur votre Noël en l’an 754 ».

Une révélation confirmée

 

Cette révélation, fournie par l’intermédiaire de Chico Xavier, fut confirmée, postérieurement, par d’honorables scientifiques et théologiens, qui se sont basés sur des études et recherches historiques, comme nous allons le voir.

 

D’abord, c’est l’historien et professeur d’histoire antique du New College, d’Oxford, Robin Lane Fox, qui dans son livre, édité en 1993, intitulé «Bible, vérité et fiction», confirme cette erreur de calcul dans la date de naissance de Jésus, se fondant sur divers documents de l’époque et sur les faits narrés par les évangélistes, des faits qui démontrent une apparente contradiction si l’on se place dans une perspective se fondant sur le calendrier romain.

 

Cette même réflexion est défendue par le professeur Charles Perrot, de l’institut catholique de Paris, qui lors d’une interview au journal Le Point précise : « selon un ample consensus d’exégètes, l’année de naissance de Jésus devrait se situer un peu avant la mort d’Hérode le Grand. Or, selon les données numismatiques, astronomiques et surtout textuelles, Hérode doit être décédé le 11 avril de l’an 4 avant Jésus-Christ… Et la naissance de Jésus est probablement intervenue entre l’an 6 et l’an 7 avant Jésus-Christ… ».

De même, le Père John P. Meier, professeur enseignant le Nouveau Testament à l’Université catholique d’Amérique, à Washington, écrivit, le 21 décembre 1986, dans le New York Times, que Christ doit être né entre l’an 6 et l’an 4 avant Jésus-Christ.

 

Dans notre pays, l’astronome Ronaldo Rogerio Mourão de Freitas, de l’Observatoire national, indiqua, le 4 janvier 1982, dans le Jornal do Brasil, que Frère Denys le petit, en 525, chargé par le Pape d’organiser le calendrier chrétien à partir de la venue du Christ sur Terre, fixa sa naissance en l’an 754 de l’ère romaine. Mais, d’après les recherches réalisées sur le sujet, il est arrivé à la conclusion que la venue du Christ dans notre monde était intervenue lors de la 749ème année de la fondation de Rome.

 

La nouvelle ère

 

Aussi, face à toutes ces évidences, on peut conclure, sans l’ombre d’un doute, puisque l’an 2000 est déjà passé, ou plutôt que nous sommes en l’an 2004, et que la Terre n’a pas été détruite comme le diffusait la prévision si divulguée selon laquelle nous ne passerions pas l’an 2000, et que l’on cherchait à fonder sur la Bible. Mais la vérité était plutôt que ce pronostic n’avait aucun fondement, puisqu’il n’était fondé sur aucun texte de l’Ancien ou du Nouveau Testament.

 

Il faut préciser que le terme « fin » qui ressort des paroles prophétiques de Jésus : «Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans toute la terre habitée ; tous les païens auront là un témoignage. Et alors viendra la fin» (1), est lié à l’idée de temps et non à celle d’espace. Il se référait à la fin d’une ère, et non à la fin du monde physique. C’est logique : lorsque les créatures humaines seront évangélisées, ce sera la fin de la violence, des luttes fratricides, des trafics de stupéfiants, des balles perdues, des sélections ethniques, et de tout le mal qui perdure encore dans le cœur de l’homme.

 

Il est évident que nous vivons les signes précurseurs prophétisés par Christ, relatifs à l’époque de préparation de cette nouvelle ère et une preuve de cela réside dans le grand nombre actuel de « faux christs et de faux prophètes ».

 

Ce que l’on appelle la « fin du monde », dont on parle tant, n’est donc rien d’autre que le début d’une nouvelle époque pour la planète que nous habitons, lorsqu’une nouvelle génération apparaîtra, en accord avec les enseignements des esprits supérieurs présentés par Allan Kardec dans « La genèse, les miracles et les prédictions selon le spiritisme » (2). Ce sera une ère de paix et de construction spirituelle en vue du bien, lorsque les esprits rebelles et violents quitteront notre planète, afin que les doux et les pacifiques y vivent en paix, d’après ce qui ressort de la réponse à la question 1019 du Livre des esprits, qui traite exactement de la question de l’implantation du règne du bien sur la Terre.

 

Aussi, serait-il rationnel que Dieu mette fin à notre planète, dès lors que les créatures humaines vivraient enfin pleinement le message de l’Évangile ? Et si Dieu est la Justice suprême, serait-ce bien là le prix réservé aux doux et aux pacifiques qui se seraient autant efforcé pour implanter dans le monde son règne d’amour et de paix ?

 

Bien sûr que non ! Parce que, de fait, les doux et les pacifiques hériteront de la Terre, comme Jésus l’a promis. Tel est notre grand espoir !

 

Gerson SIMOES MONTEIRO

 

 

Source : revue Reformador, janvier 2000

Traduction : Jean Emmanuel NUNES

 

Bibliographie :

 

1)    Evangile selon Mathieu, 24:14

2)    Allan Kardec, La genèse, les miracles et les prédictions, chapitre 18

 

 

 

 

 

 

 

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